sage-femme en TUNISIE, Atf Gherissi
LES REFLEXIONS D'UNE SAGE-FEMME TUNISIENNE
extrait de la revue "SAGES-FEMMES International" n° 4 page 28
sage-femme en TUNISIE,
Atf Gherissi, sage-femme
Membre de l'équipe de gestion du programme national de périnatalité.
Direction des soills de santé de base
Ministère de la Santé Publique - Tunis - TUNISIE.
-----------------------
suivi du témoignage présenté par Atf Ghellrissi au congrès de Royan (1994)
sur le thème des compétences des sages-femmes
pour valoriser l'humain dans la naissance

extrait de la revue "SAGES-FEMMES International" n° 4 page 28
sage-femme en TUNISIE,
Atf Gherissi, sage-femme
Membre de l'équipe de gestion du programme national de périnatalité.
Direction des soills de santé de base
Ministère de la Santé Publique - Tunis - TUNISIE.
-----------------------
suivi du témoignage présenté par Atf Ghellrissi au congrès de Royan (1994)
sur le thème des compétences des sages-femmes
pour valoriser l'humain dans la naissance
Je suis née à domicile à l'aube d'un Il décembre 1958 accueillie par une sage-femme diplômée.
Au terme d'un cycle d'enseignement primaire et secondaire, parrainée par les Soeurs Blanches, je « décroche» en 1976, un baccalaureat Français (section lettres). A 17 ans, j'étais donc promise à de longues études de Lettres ou de Langues, mais certainement pas à des études scientifiques.
Les circonstances en ont décidé autrement.
C'est en 1978 que j'ai à choisir entre deux filières d'études où « il restait encore de la place» : Technicien Supérieur en Obstétrique ou en Anesthésie.
Il s'agissait alors pour moi de savoir si je voulais être sage-femme ?
Les réponses de mon entourage familial n'ont pas manqué. Ma mère a particulièrement manifesté sa préférence pour cet éternel métier de femme pour les femmes. « Profession de la vie» me disait-elle, « qui te fera gagner le respect et l'admiration des familles plus que tout autre métier ».
C'est sur cette notion de Vie et d'Amour du prochain que j'ai opté pour la profession de sage-femme.
La formation a duré trois ans à la Faculté de Médecine de Tunis pour les cours théoriques et dans les Hôpitaux Universitaires pour les stages pratiques. En 1981, je décroche brillamment mon Brevet de Technicien Supérieur en Obstétrique. Je faisais donc partie de ces fameuses Techniciennes Supérieures en Obstétrique (2e promotion des sages-femmes bachelières). Au cours de mes études, j'ai vécu des moments privilégiés: d'abord mes stages de soins en 1ère année, puis mes gardes de maternité.
Les stages m'ont beaucoup appris ce qu'un mot, un geste simple presque banal peut apporter à un malade, alors qu'il est considéré, souvent, comme un numéro de dossier ou un cas.
Les gardes m'ont appris à « accompagner» une femme enceinte, une parturiente, une mère. Cet accompagnement psychologique qui consiste simplement à lever une anxiété par la présence d'abord puis par l'information.
En un mot, le formation m'a fait connaître, le pouvoir d'un comportement, l'importance du savoir être au même degré que le savoir et le savoir faire. Mais en réalité, je n'ai pris réellement conscience de ce pouvoir qu'en l'exerçant.
La réaction des mères a contribué ensuite à me redonner confiance en moi, à ma rendre fière d'être sage-femme et enfin à me faire aimer d'être sage-femme
Avec du recul, je réalise plutôt que j'étais l'étudiante en formation, une petite fille obéissante. Il me manquait en fait un chapitre : « Qui et que doit-être une sage-femme? »
Au cours des treize années de carrière, le chemin n'a pas toujours été facile. Il a été néammoins varié et marqué par des joies, des petits bonheurs, autant que par des difficultés et des déceptions, la joie d'aider à donner la vie, la joie du regard émerveillé d'une mère sur son nouveau-né, la joie d'un accouchement qui se termine bien ...
Une autre joie, c'est d'avoir trouvé, presque seule le chemin qui m' a amené à contribuer à la promotion de la sagefemme en Tunisie.
Ce chemin, c'est une vision générale, macroscopique qui m'a permis de prendre du recul et de faire un diagnostic honnêtement objectif de la profession, de réfléchir et d'agir. C'est ainsi qu'est né une étude-cadeau pour les sages-femmes afin qu'elles prennent conscience de leurs apports aux femmes et à la politique périnatale de notre pays. Tout cela pour faire émerger leur fierté et leur courage d'aller de l'avant.
Mes autres joies, ce sont, comme disent les anglais les « stroke» positifs, ceux qu'on ne dit jamais parce que l'on n'a pas le temps.
C'est l'intérêt et l'encouragement de ma famille, de mes amis et de mes collègues. C'est aussi l'aide morale et matérielle des Institutions et Organisation nationales et internationales qui m'ont beaucoup stimulée à avoir une réflexion internationale.
D'autres satisfactions méritent d'être signalées. Celle de rencontrer des sages-femmes qui inspirent le respect, la fierté d'être sage-femme et le désir de prendre exemple sur elles. Celle d'avoir très activement contribué avec deux autres sages-femmes à la constitution d'un Comité de réflexion pour la valorisation de la profession de sage-femme et ce, de 1990 à 1993. Cette initiative, à laquelle ont adhéré un grand nombre de décideurs a abouti à un appel solennel « La déclaration du 5 mai 1993 » adressée au Ministre de la Santé Publique par toutes les sages-femmes.
Si des difficultés ont marqué certaines de mes initiatives, je ne m'y attarderai pas. Tout d'abord parce qu'elles ne sont pas de ma totale responsabilité et ensuite, tout simplement parce que la vie fait des sages-femmes, des battantes dont il vaut mieux que le regard soit tourné vers l'avenir.
Mais, j'ai un grand regret. Je suis navrée par le fait que la profession de sage-femme ne soit pas toujours perçue pour ce qu'elle est vraiment - et toujours de la même façon -. Alors qu'elle se perd« dans le vague », dans les nécessités ponctuelles et qu'elle est définie selon les humeurs personnelles, les connaissances et le vécu de ceux qui en parlent.
Je terminerai par un appel à toutes les sage-femmes de Tunisie et d'au-delà des mers, un appel à la solidarité, à la concernation, à la mobilisation afin que: tant qu'il y aura lavie, il y aura une sage-femme
Bibliographie:
1. Gherissi A., Lombrail P., Cohen H., Caddet M.F., Nataf R 'Bibo L., Erar C.
La surveillance de fin de grossesse à la maternité de l' Hôpital International de l'Université de Paris 1988.
La sage-femme et la vie, Tunisie 1992.
Vous pouvez joindre Atf GHERISSI à :
L'Office National de la Famille et de la population 42, avenue de Madrid, Tunis (TUNISIE)
Au terme d'un cycle d'enseignement primaire et secondaire, parrainée par les Soeurs Blanches, je « décroche» en 1976, un baccalaureat Français (section lettres). A 17 ans, j'étais donc promise à de longues études de Lettres ou de Langues, mais certainement pas à des études scientifiques.
Les circonstances en ont décidé autrement.
C'est en 1978 que j'ai à choisir entre deux filières d'études où « il restait encore de la place» : Technicien Supérieur en Obstétrique ou en Anesthésie.
Il s'agissait alors pour moi de savoir si je voulais être sage-femme ?
Les réponses de mon entourage familial n'ont pas manqué. Ma mère a particulièrement manifesté sa préférence pour cet éternel métier de femme pour les femmes. « Profession de la vie» me disait-elle, « qui te fera gagner le respect et l'admiration des familles plus que tout autre métier ».
C'est sur cette notion de Vie et d'Amour du prochain que j'ai opté pour la profession de sage-femme.
La formation a duré trois ans à la Faculté de Médecine de Tunis pour les cours théoriques et dans les Hôpitaux Universitaires pour les stages pratiques. En 1981, je décroche brillamment mon Brevet de Technicien Supérieur en Obstétrique. Je faisais donc partie de ces fameuses Techniciennes Supérieures en Obstétrique (2e promotion des sages-femmes bachelières). Au cours de mes études, j'ai vécu des moments privilégiés: d'abord mes stages de soins en 1ère année, puis mes gardes de maternité.
Les stages m'ont beaucoup appris ce qu'un mot, un geste simple presque banal peut apporter à un malade, alors qu'il est considéré, souvent, comme un numéro de dossier ou un cas.
Les gardes m'ont appris à « accompagner» une femme enceinte, une parturiente, une mère. Cet accompagnement psychologique qui consiste simplement à lever une anxiété par la présence d'abord puis par l'information.
En un mot, le formation m'a fait connaître, le pouvoir d'un comportement, l'importance du savoir être au même degré que le savoir et le savoir faire. Mais en réalité, je n'ai pris réellement conscience de ce pouvoir qu'en l'exerçant.
La réaction des mères a contribué ensuite à me redonner confiance en moi, à ma rendre fière d'être sage-femme et enfin à me faire aimer d'être sage-femme
Avec du recul, je réalise plutôt que j'étais l'étudiante en formation, une petite fille obéissante. Il me manquait en fait un chapitre : « Qui et que doit-être une sage-femme? »
Au cours des treize années de carrière, le chemin n'a pas toujours été facile. Il a été néammoins varié et marqué par des joies, des petits bonheurs, autant que par des difficultés et des déceptions, la joie d'aider à donner la vie, la joie du regard émerveillé d'une mère sur son nouveau-né, la joie d'un accouchement qui se termine bien ...
Une autre joie, c'est d'avoir trouvé, presque seule le chemin qui m' a amené à contribuer à la promotion de la sagefemme en Tunisie.
Ce chemin, c'est une vision générale, macroscopique qui m'a permis de prendre du recul et de faire un diagnostic honnêtement objectif de la profession, de réfléchir et d'agir. C'est ainsi qu'est né une étude-cadeau pour les sages-femmes afin qu'elles prennent conscience de leurs apports aux femmes et à la politique périnatale de notre pays. Tout cela pour faire émerger leur fierté et leur courage d'aller de l'avant.
Mes autres joies, ce sont, comme disent les anglais les « stroke» positifs, ceux qu'on ne dit jamais parce que l'on n'a pas le temps.
C'est l'intérêt et l'encouragement de ma famille, de mes amis et de mes collègues. C'est aussi l'aide morale et matérielle des Institutions et Organisation nationales et internationales qui m'ont beaucoup stimulée à avoir une réflexion internationale.
D'autres satisfactions méritent d'être signalées. Celle de rencontrer des sages-femmes qui inspirent le respect, la fierté d'être sage-femme et le désir de prendre exemple sur elles. Celle d'avoir très activement contribué avec deux autres sages-femmes à la constitution d'un Comité de réflexion pour la valorisation de la profession de sage-femme et ce, de 1990 à 1993. Cette initiative, à laquelle ont adhéré un grand nombre de décideurs a abouti à un appel solennel « La déclaration du 5 mai 1993 » adressée au Ministre de la Santé Publique par toutes les sages-femmes.
Si des difficultés ont marqué certaines de mes initiatives, je ne m'y attarderai pas. Tout d'abord parce qu'elles ne sont pas de ma totale responsabilité et ensuite, tout simplement parce que la vie fait des sages-femmes, des battantes dont il vaut mieux que le regard soit tourné vers l'avenir.
Mais, j'ai un grand regret. Je suis navrée par le fait que la profession de sage-femme ne soit pas toujours perçue pour ce qu'elle est vraiment - et toujours de la même façon -. Alors qu'elle se perd« dans le vague », dans les nécessités ponctuelles et qu'elle est définie selon les humeurs personnelles, les connaissances et le vécu de ceux qui en parlent.
Je terminerai par un appel à toutes les sage-femmes de Tunisie et d'au-delà des mers, un appel à la solidarité, à la concernation, à la mobilisation afin que: tant qu'il y aura lavie, il y aura une sage-femme
Bibliographie:
1. Gherissi A., Lombrail P., Cohen H., Caddet M.F., Nataf R 'Bibo L., Erar C.
La surveillance de fin de grossesse à la maternité de l' Hôpital International de l'Université de Paris 1988.
La sage-femme et la vie, Tunisie 1992.
Vous pouvez joindre Atf GHERISSI à :
L'Office National de la Famille et de la population 42, avenue de Madrid, Tunis (TUNISIE)
SAGES-FEMMES EN TUNISIE
témoignage présenté par Atf Ghellrissi au congrès de Royan (1994)
sur le thème des compétences des sages-femmes
pour valoriser l'humain dans la naissance
sur le thème des compétences des sages-femmes
pour valoriser l'humain dans la naissance
Tout en faisant remarquer sa fierté de la place privilègiée qu'occupent les sages-femmes tunisiennes auprès des responsables, Atf rappelle que le statut de la sage-femme tunisienne reste insuffisant.
« Le Ministère de la Santé Publique s'est fixé les objectifs suivant" :
- Améliorer l'organisation des soins maternels et infantiles.
- Rentabiliser les ressources humaines et matérielles.
- Développer les compétences des sages-femmes et des médecins de Santé Publique par la formation continue.
- Intégrer les activités de planification familiale à celles des soins de santé de base sur le terrain.
- Et lutter contre les inégalités régionales.
Un Programme National de Périnatalité a été créé en 1989 par la Direction des Soins de Santé de Base. Géré par le Service de la Santé Maternelle et Infantile, il a pour but de réduire la mortalité et la morbidité maternelles et périnatales. Sa stratégie qui répond à l'approche fondée sur la notion de maternité sans risque compte essentiellement sur les services des sages-femmes en tant que premier niveau de recours.
Pour sa part, l'Office National de la Famille et de la Population continue à faire de la sage-femme l'un des protagonistes de choix, non seulement dans la promotion des prestations de planification familiale, mais aussi dans la santé familiale.
Dans cette politique, la sage-femme est conseillère, gestionnaire, superviseur, formateur et bien sûr praticienne et éducatrice.
Statut professionnel de la sage-femme tunisienne
Une analyse de la situation qui prévaut actuellement révèle que la profession de sage-femme souffre de plusieurs insuffisances:
a) L'existence d'un texte de loi datant de 1966, obsolète en 1994. Ceci d'autant plus que le nouveau texte de loi des professions médicales voté en 1991 nous amène à nous interroger sur la légalité ouI' illégalité de l'exercice de notre profession, puisque le diagnostic constitue l'une de nos principales activités. Or, les Médecins et les Chirurgiens Dentistes se réservent l'exclusivité du diagnostic.
Une autre contradiction s'est rajoutée en 1992 suite à la promulgation d'un texte de loi régissant les professions para-médicales de libre pratique. Texte qui exige de cette catégorie l'application d'un acte de soins sur prescription médicale sauf pour la sage-femme qui est jugée en mesure d'assumer l'entière responsabilité de la délivrance de la parturiente et ce, pour les cas ne présentant pas de risque.
Un autre texte est à signaler: la liste des médicaments que peut détenir et prescrire la sage-femme. Fixée par arrêté ministériel en 1991, cette liste est loin d'être exhaustive par rapport à ce que nous faisons sur le terrain.
b) Un profil de poste défini en 1985. inconnu des sages femmes; non diffusé, donc mal connu, voire totalement inconnu; à actualiser.
c) Une crise d'identité. C'est le résultat de deux baptêmes successifs en faveur de la dilution de l'appellation d'origine. De sages-femmes nous nous sommes appelées infirmières sages-femmes puis aujourd'hui techniciens supérieurs en obstétrique.
d) Une appartenance à la catégorie des professions para-médicales. En contradiction avec une distinction exclusive de ses prérogatives de surveillance et de traitement en l'absence de tout risque. Risque qu'elle est la première à identifier et à référer au spécialiste pour prise en charge.
e) Une formation continue à développer. Elle est récente et est principalement organisée à l'intention de toutes les sages-femmes de Santé Publique. Il existe en effet des sessions périodiques et obligatoires de formation théorique et pratique organisées par le Ministère de la Santé Publique en matière de santé périnatale et de planification des naissances. Il existe d'autres formations à la pédagogie auxquelles les sages-femmes peuvent s'inscrire. La participation des sages-femmes aux congrès nationaux et internationaux de Périnatalogie est toujours encouragée. »
Atf GHERISSI propose des perspectives d'avenir:
« Ainsi le diagnostic de la situation de la profession de sage-femme en Tunisie a permis de mettre en exergue les éléments suivants:
1) L'appui constant du Ministère de la Santé Publique qui reconnaît aux sages-femmes un rôle important et primordial dans les Programmes Nationaux de SMI/ PF dont l'objectif majeur est de réduire la mortalité et la morbidité maternelles et fœtales.
2) Le classement des sages-femmes au 1 el rang de la prise en charge de la Santé Périnatale et de la Planification familiale.
3) L'évolution constante et positive du cursus de formation des sages-femmes dont la dernière réforme, en date de 1987, a toutefois mis l'accent sur le savoir faire aux dépens du savoir être.
4) Le statut professionnel de la sage-femme, actuellement mal défini en particulier au niveau de son identité, son appartenance paradoxale à la catégorie des professions para-médicales, en contradiction avec ses prérogatives notoirement reconnues dans l'établissement du diagnostic, du pronostic et du sui vi de l' obstétrique et de la santé familiale.
Atf GHERISSI rappelle qu'il est impératif de se préoccuper de la pérennité et de l'efficience de la profession de sagefemme en Tunisie.
Les recommandations portent donc sur :
1) la restitution de son identité d'origine« sage-femme» et son appartenance aux professions médicales à compétence partielle dans les limites définies par la loi,
2) la création d'un Ordre de sages-femmes avec un Code de Déontologie spécifique afin de préserver la profession et promouvoir son exercice,
3) la révision du cursus de formation en tenant compte de deux objectifs éducationnels: savoir être et savoir faire dans le cadre d'un Collège Universitaire de sages- femmes,
4) L'implication des représentants des sages-femmes a toute décision concernant leur profession et particulièrement en ce qui concerne leur statut et leur profil de poste.
Conclusion
Atf CHERISSI, remarque:
« Profession de tous les temps, de toutes les cultures et de toutes les générations, la sage-femme court aujourd'hui le risque de disparaître. »
Notre mission et notre devoir sont de perpétuer la tradition qui l'a symbolisée comme « la clef de la prospérité humaine» (Jérusalem 1978).
La mobilisation des sages-femmes reste un axe stratégique de choix et ce par l'extension du réseau associatif à travers le monde.
Un tel regroupement développera encore plus les rencontres d'échanges et de concertation sur les mesures adéquates à prendre pour une contribution effective à l'amélioration de la santé périnatale dans le monde.
Le mot de la fin sera celui du charme qui inspire ce proverbe norvégien: « La première joie pour une femme est d'être mère, la seconde est d'être sage-femme ».

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