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Sage-femme en ALGERIE, Samia Fadlallah


Sage-femme en ALGERIE
Samia Fadlallah

Samia rappelle que si l'Algérie, ce n'est pas la Mauritanie et le désastre, ce n'est pas non plus les pays industrialisés.



Dans certains centres hospitaliers universitaires, nous disposons de la haute technologie que nous employons, non pas systématiquement, mais dans des indications bien précises.

Les sages-femmes algériennes se cherchent. Avant 1957 nous avions une formation universitaire et tous les accouchements se pratiquaient à domicile. Nous étions presque toutes sages-femmes libérales. Quelques-unes d'entre nous étaient en hôpital. Avec l'indépendance et l'urbanisation, les femmes se sont dirigé vers les hôpitaux. Mais si elles avaient le choix, elles iraient toutes vers les sages-femmes libérales. Le transfelt des femmes à l'hôpital a entraîné la création d'un corps nouveau de sages-femmes : la sage-femme hospitalière. On a en même temps codifié la formation et la pratique professionnelle. Cela a entraîné une perte de l'autonomie et du prestige de ce qu'était vraiment l'accoucheuse dans notre culture. Nous sommes devenues profession para-médicale.

Le nom même a été modifié. Notre appellation sage-femme est devenue « Technicienne Supérieure de la Santé ».

Notre revendication actuelle est d'avoir un statut adapté qui respecte notre place de sage-femme et nous revalorise comme profession médicale.

Je voudrais passer un message à toutes les sages-femmes.  Nous avons le plus beau métier nous dit-on. Sage-femme, ce n'est pas un métier, ce n'est pas une profession. dl

je dirai que c'est un "sacerdoce" et pour le réussir, il faut s'investir à tout instant de la vie. Il n'y a pas une heure pour le et travail et une heure pour la détente.

Dans notre culture, la sage-femme est une seconde mère. Les mamans nous présentent à leurs enfants comme étant leur s mère. Dans une classe de telminale, je connais des enfants qui se sont disputés la maternité de leur sage-femme.

Je dirais aux élèves sages-femmes qu'il faut travailler pour être utile, être utile pour être aimée, être aimé pour être heureux. Je crois que j'ai réussi dans ce domaine. Je suis une sage-femme comblée car je n'ai plus à me revaloriser. Je sais que j'appartiens à une longue lignée de sages-femmes (on nous parle du métier de sage-femme comme le plus ancien du monde). Les mamans attendent énormément de nous. Nous n'avons pas à être valorisées à leurs yeux. Nous représentons un tout pour elles et elles nous aiment. Elles viennent nous demander des conseils pour tout. Quand les parents n'ont pas les moyens de défendre l'être que nous avons aidé à mettre au monde, nous le faisons. Souvent j'ai des enfants qui sont venus me trouver pour des démarches scolaires ou familiales. En fait, nous somme un exemple.




17/07/2009
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