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Du caractère sacré des sages-femmes (1ère partie) - Madeleine Coulon Arpin


DU CARACTÈRE SACRÉ DES SAGES-FEMMES
DANS LES CIVILISATIONS ANTIQUES


Madeleine COULON-ARPIN



    Comme leur histoire, l'origine sacrée des sages femmes remonte à l'aube de l'humanité. Les civilisations antiques du Bassin Méditerranéen, de la Mésopotamie et celles disparues de la Vallée de l'Indus, ont puisé dans la préhistoire les fondements de leur religion, de leur organisation sociale, morale et juridique, économique, religieuse, culturelle dont nous donnons une très brève esquisse.
    Pour les premiers humains, la vie mystérieuse que la femme transmettait fit naître les premières pensées cosmologiques. D'où la détenait-elle? Du ciel, du cosmos; elle en recevait le germe ou l'embryon préformé d'un simple contact avec quelque élément terrestre (pierres, eaux, fentes de rochers, plantes, arbres, animaux, etc.). Elle était le réceptacle de la vie. Autour de la mère se développèrent alors ( les croyances et les rites du culte de la Mater Tellus et s'organisa l'existence des êtres humains. La mère est chef du clan, de la tribu et la filiation des enfants est matrilinéaire. Les hommes traqueurs d'animaux et pêcheurs, souvent éloignés du camp, occupent une place de nourriciers. Les femmes, dans ces temps lointains ont joué dans la formation socio-économique de la société pré-historique, et dans son processus évolùtif, un rôle fondamental.

    Pendant des millénaires, elles ont enfanté, soigné les enfants et les accidentés pour qui elles ont dû rechercher dans la nature environnante les remèdes (plantes, minéraux et produits organiques, etc.) qu'elles ont expérimentés pour « éloigner» la souffrance et sauvegarder la vie; elles ont observé les astres et leurs cycles, le ciel constellé d'étoiles, les phénomènes et les changements atmosphériques (pluies, orages, tremblements de terre) et leur influence sur les êtres humains, les animaux et la végétation; elles ont appris à différencier les produits comestibles des vénéneux, à faire produire la terre et à domestiquer les animaux; c'est ainsi qu'elles ont découvert et développé l'agriculture et l'élevage et qu'il est« vraisemblable que les premiers médecins ont été des femmes, non seulement parce qu'elles ont fait de la profession de la sage-femme la plus ancienne, mais parce qu'étant en relations étroites avec le sol, elles ont pu acquérir des plantes une connaissance supérieure qui leur a per: d'élever l'art médical au-dessus de la basse exploitat commerciale de la magie».

    Au cours des siècles et par une très lente évolution,  médecine et religion se sont développées conjointemen. A l'origine, la sage-femme était une Mère parmi d'autres femmes, compatissante à la souffrance, prête à soulager, à aider de son expérience ses congénères. Plus habile, plus éveillée, elle sut acquérir très tôt la vénération des femmes qui trouvaient en elle l'assistance bienfaitrice qu'elles clamaient de la divinité.

    Le culte établi s'était formé autour du processus mytérieux de la vie et de la génération. La vie sexuelle était libre et l'homme ignorait son rôle de géniteur. La femme saavait le pouvoir de donner la vie. Reliée au cosmos et  symbole de prospérité, elle était vénérée en la Terre Mère, génératrice de tout.

    Du paléolithique au néolithique, les statuettes en pierre, en ivoire, en os, de femmes fécondes aux attributs sexuels exagérés, appelées Vénus Callypiges, sont la manifestation la plus ancienne de la Divinité. Pendant 40.000 ans, leur aire de dispersion est vaste, elle s'étend du lac Baïkal aux confins des Pyrénées et du Bassin Méditerranéen à l'Asie Minere et à la Mésopotamie. Avec elles se sont véhiculées les croyaces animistes, les pratiques incantatoires, magiques, divinatoires et astrologiques des premiers âges qui se sont lentement structurées, ritualisées dans les sanctuaires où magiciennes (les médecins sages-femmes) et magiciens (médecins hommes) célébraient non seulement les rites de la fécondité de la naissance, de la renaissance et de la médecine, mais aussi de la chasse et de la pêche et ceux relevant de tous actes de la vie au foyer et dans la société tribale.
Les magiciens et les magiciennes détenaient leur savoir et leur pouvoir de la divinité avec qui ils étaient reliés, s'identifia et en assumaient les fonctions.



    Pendant les longues étapes de la préhistoire, la médecine ( et l'art des accouchements avec leurs conceptions surnaturelle de la maladie, de la souffrance, de la guérison ou de la mort, ont développé tout un ensemble de croyances, pratiques magiques et de procédés incantatoires où l'art pictural, la musique, la danse, l'art divinatoire trouvent leur origine.

    Au néolithique (environ 4.000 à 5.000 ans avant l'ère chrétienne), les hommes, à la faveur de l'agriculture et de l'élevage, avaient progressivement abandonné la chasse et la pêche. En se sédentarisant, ils étaient devenus éleveurs ou gardiens de troupeaux et ils ont eu alors la révélation de leur fonction génitale qui, si elle n'abolit pas totalement le pouvoir matriarcal ni la primauté divine de la Déesse-Mère, allait, pendant une nouvelle étape évolutive, considérablement modifier la vie socio-économique et religieuse.


Ce fauteuil de pierre est cependant assez inconfortable sauf dans une position semi-allongée avec les jambes écartées. Cette position serait, au dire des femmes, idéale pour accoucher. Une statuette retrouvée sur le site néolithique de Catal Huyuk nous montre une femme assise sur un siège en train d'accoucher. Cette statuette nous donne ainsi une indication sur le rôle de cette pierre. La cuvette creusée au niveau du siège est idéalement placée pour recueillir l'enfant sortant du ventre de sa mère.
Durant la préhistoire, la naissance comme la mort était certainement considérées comme le plus grand mystère de la nature. La naissance devait donc faire l'objet de cérémonies. La position de ce " siège à accoucher " sur le versant Sud, face au soleil levant, devait donc avoir une grande symbolique.

http://www.lieux-insolites.fr/alsace/appenthal/appenthal.htm


    Progressivement le patriarcat s'instaura et les cultes en furent influencés. A la Mater Tellus ont été substitués un Dieu mâle, le Dieu Créateur, dieu du Ciel, et son épouse, la Mère des Dieux à qui les civilisations antiques ont toujours conservé sa suprématie auprès des femmes, que ce soit Innini, Ishtar, Maia, Neith ou Hathor ou Isis, Hera, Junon, ces divinités sont des Déesses-Mères. Elles président aux unions conjugales, protègent la vie des êtres humains, favorisent la santé des femmes et leur fécondité. Leur action saIvatrice s'étend à la gestation, à l'accouchement, à l'enfant pour lequel elles veillent pour son développement physique et mental.

    Pour toutes, des temples et des autels ont été édifiés et quelles que soient les conditions sociales faites à la femme, les cultes établis sont desservis par des prêtresses investies des mêmes fonctions divines, car comme les magiciennes préhistoriques, elles incarnent la divinité. Elles sont initiées aux mystères, aux connaissances,. aux pratiques magico-religieuses, aux rites et soumises aux lois, règles et tabous religieux imposés par un rituel bien défini. Elles ont une mission sacerdotale.


La parturiente, aidée par deux déesses (Hathor et Taouret) est accroupie sur les briques rituelles.
Temple d'Hathor à Denderah.

http://www.maatdebelgique.be/enfance.html#t


    Dans les civilisations antiques, les lois résultant des dieux ne permettaient pas aux hommes de pratiquer les accouchements et de soigner les femmes. L'accouchement était un acte religieux, à la fois sacré et souillé. Le Rituel en définissait les règles, les commandements, les rites de purification, mais aussi les préceptes moraux et les conduites à tenir par les femmes comme par les prêtresses. « Une femme nouvellement accouchée, dit le Zend Avesta, souille tout ce qui s'offre à ses yeux ». «Une femme grosse doit se ménager et fixer son séjour dans un lieu solitaire et retiré» que nous pouvons supposer être situé à proximité d'un temple de la Déesse ou être le temple lui-même, car « une femme qui se sera blessée (avortée) doit être transportée auprès du feu sacré, pour la purifier pleinement, par les cérémonies de la religion, des souillures qu'elle peut avoir contractées». Il est rappelé à la prêtresse sage-femme: «Si l'avortement arrive trois mois après la conception, apporte toute la circonspection possible à ce que tu dois faire à ce sujet. Prends bien garde, toi qui es versée dans nos mystères, de l'exposer à quelque danger; car notre religion nous défend de rien faire dont la fin soit équivoque... N'oublie pas cela, si tu veux être sage»
   
    Dans les temples de l'Égypte ancienne élevés à la Mère des Dieux, non loin du sanctuaire de Saïs, existait une « salle d'accouchement» ou la Déesse-Mère aurait donné naissance à Isis. A la période ptolémaïque, pour symboliser la demeure de l'enfantement divin, la salle d'accouchement est  remplacée par un édifice isolé, de petite dimension, érigé à gauche de l'entrée du temple, appelé le Mammïsi ou maison d'accouchement.


Le mammisi ou "Maison de Naissance" du nom égyptien "per mesout" occupe la partie droite de la cour comprise entre les deux pylônes. Il est entouré de colonnes à chapiteau composite et dé hathorique. On y célébrait le rituel de la naissance du fils de la déesse, identifié au pharaon. L'édifice à portique à dix colonnes, en face du mammisi, sera construit sous Tibère. Certaines représentations d'Isis sur la face arrière du premier pylône seront martelées durant l'époque copte.
cf http://www.insecula.com/salle/MS03053.html



    Neith, la Mère des Dieux: Ré, Sobek et même Isis, est une très ancienne divinité nourricière, protectrice de tous les êtres humains et des arts féminins; elle était vénérée à Saïs primitivement sous l'aspect d'un bouclier fiché de deux flèches et plus tard sous l'aspect d'un vautour. Elle possédait un temple fort renommé où, dans des chapelles annexes, elle était adorée sous d'autres noms: Isis, déesse de la nature, Minerva, déesse de la Sagesse, Ma, déesse de la Vérité et du Bien. Des prêtresses instruites et de haut rang appelées « Sages de l'Egypte» ou « Mères divines» (Pap. Ebers) desservaient son culte et pratiquaient la médecine des femmes et l'obstétrique.

  •     Hathor était particulièrement honorée à Denderah aux temps archaïques. Elle est soit la mère, soit l'épouse du dieu faucon Horus. C'est une divinité cosmique. « A l'origine, elle était imaginée être dans un sycomore» (ce qui rappelle la croyance préhistorique de la fécondation cosmique de la femme par le contact avec des arbres) et lorsque la croyance se répandit que les dieux pouvaient être incarnés dans Jes animaux, ce fut sous l'apparence d'une vache ou d'une femme aux attributs bovins (cornes et oreilles) qu'elle fut invoquée. Ultérieurement, elle sera confondue avec Isis, déesse des mariages et de la fécondité, sceur et épouse d'Osiris. Dès lors, vénérée au moment des accouchements sous le nom d'Isis Hathor puis d'Isis, son culte donnait lieu à des réjouissances grandioses dans toute l'Egypte.  
  • Elle préside le groupe des sept Hathors, divinités de la naissance; elle est la maîtresse sage-femme de l'équipe obstétricale divine qui accourt à l'appel des femmes en travail où chacune a une fonction bien déterminée:

Isis-Hathor

Isis jouissait d'une vénération particulière des anciens Egyptiens dans son statut de mère d'Horus. Epouse et sœur d'Osiris, elle transmettait à l'enfant l'héritage de la royauté par l'allaitement. A ce titre, elle est assimilée, à l'époque tardive, à la déesse vache Hathor, nourrice divine par excellence.
Epoque saïte, XXVIe dynastie, vers 650-525 avant J.-C.- Bronze

http://www.mba-lyon.fr/mba/sections/fr/collections-musee/antiquites/oeuvres-antiquites/egypte/isis-hathor


  • - Haskonit apaise les douleurs: « sa figure est personnifiée par la couche en briques ou en pierres, le lit ou la chaise de travail sur laquelle les femmes s'accroupissaient au moment de la délivrance ».
  • - Rannit choisit le nom du nouveau-né, ce qui est capital; de toute sa vie terrestre, il ne pourra être changé, car en certaines circonstances, il peut conjurer les influences du mauvais destin. Elle porte sur sa tête deux longues pousses de palmier aux extrêmités recourbées. Elle est la déesse nourricière.
  • - Hekhet ou Higit signifie « la donneuse de vie» : c'est la déesse grenouille ou à tête de grenouille. Elle est « une des sages-femmes qui assistait à la naissance du soleil chaque matin. Elle insuffle la vie. Sa présence est donc naturelle auprès de l'épousée qui va mettre au monde les enfants royaux du Soleil ».
  • - Shait préside au destin des nouveau-nés.
  • - Knoumou chasse les mauvais esprits, veille au sommeil de l'enfant et le berce.
  • - Nephtys est la sreur d'Isis et d'osiris.
  • - Toueris ou Apet est une très ancienne divinité de la naissance qui quoique n'étant pas intégrée au groupe des Hathors fut toujours honorée des femmes en travail. Elle avait le pouvoir d'accélérer ou de ralentir la marche de l'accouchement. Déesse au corps d'hippopotame, elle fut symbolisée ultérieurement par la croix ansée. Son époux, le dieu Bès, bouffon, hilare et musicien, était le gardien de la chambre des époux et aussi de celle des accouchées.

 La déesse Hathor était servie par des servantes que l'on nommait les sept Hathors. Elles peuvent apparaître sous forme de vaches ou sous forme de femmes. Les vaches sont habituellement assoicées à un contexte funéraire, où elles sont accompagnées du taureau céleste, "Taureau de l'ouest." Dans la tombe de Nefertari, elles ont les noms suivants : Maitresse de l'univers, Orage du ciel, Toi de la terre du silence, Toi de Khemmis, Cheveux Rouges, Rouge vif et Ton nom s'épanouit par la compétence. Elles apparaissent également dans les Papyrus mythologiques, où leurs noms sont : Maîtresse de la Chambre de Jubilation, les maîtresses de l'ouest, les maîtresses de l'est, et les maîtresse de la terre sacrée. Certaines descriptions les montrent portant le disque solaire. Elle nourrissaient et protégeaient les défunts contre le mal. Sous leur forme humaine, les sept Hathors sont les prototypes des sept fées marraines de la Belle au Bois Dormant. Elle sont présentes à la naissance de l'enfant, et lui imposent sa destinée. Elles sont également des déesses de l'amour. Déesses protectrice, elle chassaient les esprits mauvais. Leur ruban rouge servaient à lier les esprits dangereux et à les rendre inoffensifs. http://membres.lycos.fr/nebetbastet/septhathors.htm 

    Sur un des bas - reliefs qui décoraient le mammisi du temple de Louqsor est figuré l'accouchement de la reine Laut-en-Oua. Les Hathors font face à l'accouchée. Dans l'étude qu'il en a faite, l'égyptologue distingué Maspero dit que celle qui tire l'enfant du sein de sa mère est la « sagefemme », en égyptien « la donneuse de vie ». Sur un autre bas - relief du temple d'Esneh, aujourd'hui disparu, était représenté l'accouchement de la reine Cléopâtre où les Hathors y exercent leurs fonctions et le titre qui les désigne est traduit par« les habitantes du Nord qui font le charme de l'accouchement pour la mère ».

    Les maisons de Vie annexées aux temples comme à Saïs, Memphis, Abydes, Tell Armana, Esneh, Edhou, etc., étaient à l'origine des Centres d'études religieuses, médicales, astrologiques, astronomiques, historiques. Les archives, scrupuleusement conservées et tenues secrètes, réunissaient toutes les connaissances acquises depuis des millénaires que des scribes avaient consignées sur des rouleaux de papyrus et que des prêtres et prêtresses transmettaient aux seuls initiés. Plus tard et progressive-
ment, ces centres furent ouverts à des profanes ou adeptes privilégiés, car sous Ramsès II (- 1.300 environ), un médecin réputé dit qu' «il est sorti de l'école d'Héliopolis où les vieillards (les prêtres-médecins) du Grand Temple lui ont indiqué leurs remèdes; ... «de l'école de gynécologie de Saïs où les Mères divines (les
prêtresses sages-femmes) lui ont donné leurs recettes », il «possède les incantations composées par Osiris lui-même ».

    A la faveur de cet enseignement et de sa diffusion, la médecine et l'obstétrique sortirent des temples, perdirent peu à peu leur aspect sacerdotal mais les Egyptiens, profondément religieux, traditionnalistes leur conservèrent longtemps le caractère magique des origines. Les sept Hathors, leurs rites et leur invocation demeurèrent jusqu'à la période romaine; Isis, Déesse Mère, ne fut jamais abolie et revécut en d'autres cultes.

    Sorties des temples, la médecine et l'obstétrique, où dieux et déesses étaient pieusement invoqués, gardèrent encore le rituel sacré imprégné de magie, d'interdits et de tabous, de procédés astrologiques; praticiennes et praticiens étaient leurs desservants. La vénération et le pouvoir, plusieurs fois millénaires, accordés aux prêtresses et aux prêtres rejaillissaient sur eux et leur conféraient autorité et respect. Bien avant l'Exode, ils s'étaient déjà organisés en corporations.

    Pendant la période de répression contre les Hébreux (vers - 1230 avant l'ère chrétienne), Pharaon convoqua les chefs de la corporation des sages-femmes égyptiennes Siphra et Pua, leur donna l'ordre homicide de tuer à la naissance tous les enfants mâles des femmes des Hébreux mais elles ne l'exécutèrent pas, donnant pour argument la vigueur des femmes qui accouchent avant l'arrivée de la sage-femme. Ce refus, qui n'était autre qu'un acte de rébellion opposé au Roi des rois et demeuré impuni, atteste le pouvoir et l'autorité encore accordés au prestige quasi religieux des sages- femmes.


http://pagesperso-orange.fr/chretiens.daujourdhui/femmes_dans_la_bible329.htm
Shifra et Poua désobéissent à l'ordre du pharaon. Elles choisissent de laisser la vie sauve aux garçons. Dans le contexte, ce refus risque d'entraîner de lourdes sanctions d'autant plus qu'elles ne se rebellent pas uniquement contre un pouvoir civil mais également religieux. Dans cette société, le pharaon est élevé au rang de fils de dieu et représente la volonté divine. Elles rejettent donc un ordre du représentant divin! Cela dépassait littéralement l'entendement que des femmes ne se soumettent pas au souhait des hommes fussent-ils des porte-parole de la divinité! Dans ce passage, Dieu a reconnu la légitimité de leur décision en les récompensant (verset 21). Elles ont trouvé la force de renoncer à des valeurs et à une structure patriarcale injuste pour favoriser l'essor d'un peuple. Sans pouvoir, elles se sont révoltées, par le biais de leur réplique, contre l'oppression et l'oblitération d'un peuple. Leur subterfuge leur ont permis d'entrer dans la voie de la résistance non-violente, de s'affirmer comme des personnes autonomes qui luttent en faveur de la liberté, de la dignité et de l'égalité.

BIBLIOGRAPHIE:

1. Madeleine COULON-ARPIN. La maternité et les sages-femmes. Tome 1 : Préhistoire et monde antique - Tome 2: Les sages-femmes en France. Édition Da Costa, Paris. (Copyright réservé à Madame COULON-ARPIN).

NDLR :
1- Nous remercions Madame COULON-ARPIN de sa participation à notre revue et de son inlassable souci de faire partager aux sages-femmes ses connaissances historiques sur la maternité et les sages-femmes.
2 - (réjouté en 2007) Le texte original de Madame Coulon-Arpin est en bleu; les images et leurs légendes ont été ajoutées pour illustrer le texte.




27/02/2008
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