chez jeannette - sage-femme

2 - LE VOYAGE, L'ACCUEIL, LES ACTIVITES

VOYAGE D'ETUDE AU BURKINA FASO


LE VOYAGE
     Toutes les stagiaires sont unanimes pour dire que ce voyage fût « agréable, long, sans incident, fatiguant, positif. »
     Ch.L (France)" Nous avons pu faire connaissance entre nous et certains voyageurs sont très intéressés et parfois franchement amusés à la lecture de nos badges" SAGES-FEMMES DU MONDE ". La profession suscite des commentaires. C'est une bonne manière de nous faire connaÎtre ... ou reconnaÎtre. "
     B.L. (France)" Quand à notre groupe de sages-femmes européennes, nous ne nous connaissions pas. Nous étions toutes différentes. Mais nous nous sommes bien entendues et respectées. J'en suis très satisfaite. "
    Ch.D. (France) " La prise de contact à l'aéroport avec les autres sagesfemmes européennes a été très positives. "
    Ch.L. (Suisse) " Nous retrouvons les autres sages-femmes européennes à Orly Sud. Dommage que le temps ait été trop court pour nous connaÎtre. La responsable de SFM nous fait signer un contrat dont je me rappelle deux choses: nous devons remettre un rapport d'évaluation de stage dans deux mois; notre stage est entièrement sous notre responsabilité (je m'en suis souvenue pendant tout le séjour). Tout cela dans la joie et la bonne humeur! "



     Dans leurs comptes rendus de voyage, les stagiaires font des remarques très intéressantes sur plusieurs aspects du voyage:

1) Regret de ne pas s'être retrouvées la veille du départ afin de mieux se connaître et de mieux mettre à jour les objectifs du voyage:
     I.S. (Suisse)On partait en groupe sans être vraiment un groupe. D'autant plus  qu'une fois au Burkina, nous avons été dispersées, chacune dans notre stage et nos familles respectives. "
     F.O. (Suisse)" Il aurait peut-être fallu prévoir un jour de plus, avant le départ, pour discuter et tout simplement faire la connaissance des participantes. "

2) Difficultés de transferts pour les stagiaires qui venaient de Suisse et de Belgique.

Ch.L. (Suisse) " L'organisation du voyage aurait été plus confortable depuis Genève. Les trois sages-femmes suisses ont perdu du temps, de l'énergie et de l'argent en passant par Paris. "

     Ces deux remarques sont fort intéressantes. Il est tout d'abord très difficile d'organiser une rencontre la veille du départ, sans augmenter les frais du stage. Mais il existe chez les stagiaires un réel désir d'avoir un moment pour se " rencontrer" avant le départ. Aussi, pour nos prochains stages, nous proposerons une journée d'études, dans le mois précédent le départ, pour préparer le voyage.

     Ensuite, il n'est pas obligatoire de passer par PARIS pour se rendre dans le pays du stage. Certaines sages-femmes peuvent nous retrouver directement dans le pays d'accueil. D'ailleurs, pour le stage au Burkina, l'une des participantes françaises a rejoint directement des collègues sages-femmes au Mali pour se rendre avec elle, en bus, jusqu'au Burkina Faso!

     Pourquoi ces deux remarques sont fort intéressantes? Elles permettent de rappeler aux participantes des voyages d'études qu'elles sont en stage de formation, qu'elles doivent être curieuses et motivées pour se prendre en charge. L'association n'est pas un organisateur de voyages de vacances, mais l'intermédiaire pour la création de relations utiles entre les sages-femmes du monde dans un moment le plus agréable possible.

L'ARRIVÉE AU BURKINA FASO ET L'ACCUEIL DES SAGES-FEMMES BURKINABÉ

     B.L. (France) "Sans aucun doute, il a été excellent. Tout d'abord à l'aéroport, toutes ces sages-femmes venues nous chercher, l'accueil de Brigitte et de Marie Rose, le dÎner le soir, l'accueil de tout le monde, l'attention que m'a porté la sage-femme et la famille chez qui je logeais : tout cela est un excellent souvenir qui durera toute ma vie. "

     Ch. (France) " Accueil à l'aéroport: sourires, accolades, chaleur, gentillesse, fraternité. Nous sommes toutes des sages-femmes. Les couleurs chaudes des pagnes de nos consœurs sont un régal pour l'œil. Et c'est la fête. Accueil chez Cécile Compaoré : familial, discret, chaleureux et attentif. Elle travaille à la maternité communale de pogbi dont le nombre d'accouchement est impressionnant (4000 à 5000 par an). Le dimanche nous passerons tout particulièrement un dimanche familial avec: marché, culte, et réception d'amis. »

     Ch.D. (France) « Nous recevons un super accueil des sages-femmes burkinabées qui nous facilitent le passage à la douane. Nous ne sommes pas capables de leur réserver un accueil avec autant de personnes, de démonstrations d'amitié. J'ai l'impression qu'elles se faisaient une véritable joie de nous recevoir. Chacune de nous est présentée à sa « sage» avec qui elle va faire le stage. Les embrassades étaient très émouvantes ... »

     Ch.L. (Suisse) « L'accueil à l'arrivée a été très coloré. Fouille - douane gentillesse. Je suis très émue de trouver toutes ces sagesfemmes burkinabé, souriantes, fières et toute en nuances de modestie. Et prêtes à faire la fête aussi ... A partir de là, je me suis laissée guider par Aoua et j'ai sombré dans une douce moiteur ... J'avais troqué le brouillard de Genève pour la poussière de l'Afrique et la gaité des sages-femmes, leur dignité et les petits miracles quotidiens. »

     A. de B. (Belgique) « L'accueil de nos collègues fût très chaleureux; ce fût un moment très émouvant. Elles semblaient être soulagées de nous voir. Peut-être se demandaient-elles jusqu'au dernier moment si nous viendrions!
Le buffet était impressionnant. Elles avaient mis « les petits plats dans les grands. »
L'accueil par « Rose» ma sage-femme fut excellent. Je sentais qu'elle était prête à me donner le meilleur de ce qu'elle avait. Rose est sage-femme enseignante: le hasard fait bien les choses. Je suis aussi enseignante en Belgique. Elle me montre l'école de sages-femmes, me présente à la directrice et à ses collègues, m'explique leur formation, leur niveau de sélection et tout ce qui m'intéresse.
Elle me parle de l'excision: sa génération a été excisée mais pas ses filles. »


     I.S. (Suisse) « L'arrivée à Ouagadougou a été très impressionnante. Nous arrivions dans une grande ville mais de l'avion nous voyions quelques petits lumignons et nous nous demandions si c'était cela, la ville après les débauchés de lumière à Paris et même à Alger. C'était très étonnant. L'accueil qui nous a été fait par les sages-femmes a été magnifique. On a été entourées par la chaleur du climat et par la chaleur de ces femmes, superbes qui avaient l'air heureuses de nous accueillir. Je n'ai jamais été accueillie pareillement par des consoeurs.
     Chacune de nous a été présentée à sa marraine burkinabée qui est restée notre sage-femme de référence à Ouagadougou et qui, pour moi est restée mon ange gardien jusqu'à la fin de mon séjour. Dès notre arrivée, nous nous sommes rendues dans un restaurant en plein air avec danses, discours et repas. Excellent premier contact avec la nourriture burkinabé.
     La sage-femme chez qui j'étais s'appelle Ramata IIboudo.
     Elle travaille dans une des trois maternités de Ouagadougou. Elle est mariée avec un militaire et elle a trois filles. Ils avaient chez eux, libéré une chambre pour me faire de la place. Comme Ramata faisait partie du groupe du protocole, le lendemain matin, j'ai tout de suite été branchée avec elle sur l'organisation du colloque. Nous sommes allées à la salle du congrès pour préparer la décoration et les dernières finitions avant d'aller à 10 heures du matin à l'inauguration d'une clinique ouverte par une sage-femme. Nous avons aussi été faire des courses et j'ai visité le marché.
     J'ai aussi passé trois jours à Tenkodogo, puis je suis retournée chez Ramata qui m'a soignée pendant trois jours avec beaucoup de dévouement car j'étais vraiment malade (diarrhée). J'ai même du déplacer mon voyage à Bobo d'un jour car je n'étais pas en état de voyager. Pendant mon deuxième séjour à Ouagadougou, j'ai visité l'hôpital Yalgado et la maternité où travaille Ramata. »

     F.O. (Suisse)« La toute première bouffée d'air en sortant de l'avion à Ouagadougou, est africaine: chaude, âcre, un peut étouffante pour une Suissesse!

Dans le hall de l'aéroport, un accueil impressionnant très chaleureux et coloré nous est réservé : 20 à 30 sagesfemmes du Burkina et d'autres pays d'Afrique, élégamment vêtues, nous font une ovation avec calicot « Bienvenue aux sages-femmes du monde. »

Après une petite cérémonie du « mariage» entre sages-femmes africaines et sages-femmes européennes, nous nous sommes rendue à une grande fête dans un restaurant en plein air avec discours, danse et repas, filmés par la TV Burkina Faso. Ensuite chaque Européenne est rentrée dans sa famille d'accueil. »






11/07/2009
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