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Sage-femme en ITALIE, Maria Assunta Gacchi


sages-femmes en ITALIE
Marie Assunta Facchi



Maria ASSUNTA FACCHI se demande si en Italie l'un des sept pays industrialisés du monde, on peut encore parler aujourd'hui d'humanisation de la naissance.



Mon attention a été particulièrement attirée par l'étymologie des mots - compétence nécessaire à la sage-femme - et humanisation de l'assistance à la naissance.

Je me suis demandée si, dans mon pays, l'Italie, on peut encore parler aujourd'hui de ce thème et en quels termes?

Quel est donc le sens donné au mot HUMANISATION? c'est peut être le mot MÉDICALISATION. En pratique, humaniser l'accouchement ce n'est rien qu'une forme de médicalisation du moment de la naissance.

En théorie, si l'on voulait « humaniser la naissance » on devrait laisser faire à la nature son propre cours, et laisser la grossesse, l'accouchement suivre leur déroulement spontané, naturel en nous limitant tout simplement à une forme cl' assistance passive. Ce qui arrive en fait pour les primates, et permet, de cette façon, une sélection naturelle.

Au contraire pour l'être qui appartient à l'espèce vivante la plus évoluée de notre planète, on modifie le temps de l'accouchement en l'accélérant avec des médicaments. On oblige les femmes à être couchées pendant le travail de l'accouchement. On élimine la douleur au moyen de médicaments. On supprime l'allaitement maternel pour favoriser l'utilisation du lait artificiel. On contrôle l'intérieur de l'utérus pendant la grossesse avec l'échographie. On emploie encore beaucoup d'actes techniques que ce soit pendant la grossesse ou pour lutter contre la stérilité ou pour la planification familiale.

C'est en effet tout cela qui signifie HUMANISATION de la naissance pour le langage dominant dans les pays industrialisés. C'est l' illustration des moyens par lesquels on a essayé de « civiliser» l'assistance à la naissance dans l'histoire. On pourrait aussi considérer quelles sont les compétences demandées à la sage-femme qui doit opérer dans ce milieu culturel où l'accouchement n'est plus considéré comme la plus haute expression de la féminité.

Dans les pays industrialisés, la naissance n'est plus traitée comme un événement social, mais comme un problème strictement médical. C'est donc pour cela que le rapport entre la patiente et la sage-femme est devenu un rapport de type technique et non plus affectif.

Comment peut-on humaniser l'accouchement des femmes de nos pays industrialisés en les faisant accoucher dans un hôpital organisé pour traiter la pathologie?

Comment peut-on maîtriser la technique tout en respectant la physiologie?

La figure de la sage-femme italienne a bien changé depuis ces dix dernières années. Mais, bien davantage, c'est le milieu qui a changé.

Il me semble que la seule humanisation possible est celle d'adapter l'assistance et le milieu en fonction des exigences de la femme, sans généraliser étant donné que chaq ue femme vit une expérience strictement personnelle.

Utiliser si nécessaire et prudemment la technologie pour l'accouchement donne à la femme l'opportunité de connaître ses possibilités.

Choisir« sa propre» sage-femme surtout dans les grandes structures hospitalières, pendant la grossesse permet à la mère de vivre confortablement sa maternité. Cela serait une des solutions possibles.

Notre satisfaction de sage-femme vient de l'appréciation que font les femmes de la valeur de notre travail. Mais cette satisfaction passe à travers un dur travail, fait de tous les sacrifices et disponibilité qui ne nous permettent pas toujours de trouver le temps pour faire autre chose que l'obstétrique.



17/07/2009
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